CFTC Paris | Un deuxième enfant ?
1705
post-template-default,single,single-post,postid-1705,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Un deuxième enfant ?

Un deuxième enfant ?


Chronique de J. THOUVENEL du 24.12.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Pour le commun, Noël est le temps des enfants. C’est sans doute la raison pour laquelle, un texte d’origine gouvernementale s’est mis au diapason de la saison et voulant sans aucun doute bien faire, infantilise les parents.

 

Ce projet de loi, déjà adopté en septembre par le Sénat, revient maintenant devant l’Assemblée Nationale.

 

Les couples, avec enfants, seront dorénavant gentiment pris par la main, par les pouvoirs publics, afin d’organiser leur vie. L’organisation du congé parental est désormais du ressort des autorités.

 

Si hier, vous deviez discuter en couple avant de prendre une décision, avec tous les aléas qu’une telle organisation suppose ; se trouver au même moment, au même endroit par exemple ; demain, plus de soucis de ce type !

Le législateur, a sorti de sa grande panoplie organisatrice, le « je décide pour vous de ce qui est le mieux pour l’organisation de votre foyer ».

 

Si hier, à la naissance d’un deuxième enfant, un couple pouvait percevoir l’allocation du libre choix d’activité pendant 3 ans, la répartition de ce congé parental étant librement laissée au choix des ménages, dans un futur proche, la durée du versement sera réduite à 2 ans ½ sauf si c’est le deuxième parent qui s’arrête pour s’occuper de l’enfant. Cette mesure vise à mettre fin au véritable scandale qui consiste à la prise du congé parental quasi exclusivement par les femmes. Seuls 3% des hommes prennent des congés parentaux ! Inacceptable pour la police de la famille !

 

Sachant que dans la plupart des cas, c’est le père qui a le salaire le plus élevé, obliger celui-ci a arrêté de travailler en contrepartie d’une allocation mensuelle de 573 GROS euros, est gage de félicité matérielle pour les couples.

 

Les déviants, qui sous prétexte de loyer à payer et autres charges à assumer renonceront à prendre un congé parental, auront le plaisir de renforcer la cohorte de ceux qui cherchent désespérément une place en crèche ou une assistance maternelle à moins de trois jours de marche de chez eux.

 

Les têtes pensantes et « dépensantes » qui nous gouvernent ont bien naturellement totalement ignoré les protestations des associations familiales, et n’ont pas répondu à l’impertinente question posée par le Président de l’UNAF : « Il y a déjà une pénurie de places en crèche, comment les familles vont-elles trouver un mode de garde entre 2 ans ½ et l’entrée en maternelle ? ».

 

Foin de ces médiocres considérations utilitaristes. Devant le moloch étatique, il nous faut plier !

 

Si vous possédez une crèche, profitez-en cette année car l’an prochain, cette représentation machiste de la société devrait être interdite ! Jugez-en vous-même : un âne, un bœuf, des rois mages et des anges au sexe incertain, nous sommes loin de la parité obligatoire !

 

Bon et Joyeux Noël quand même à tous et à toutes !