CFTC Paris | Attention aux « petites nations » modèles !
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Attention aux « petites nations » modèles !

Attention aux « petites nations » modèles !

 

Chronique de J. THOUVENEL du 10.09.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Nous avons connu l’exemple Japonais, ces fourmis laborieuses et imitatrices qui devaient dominer la planète. L’Empire du Soleil Levant est aujourd’hui le pays dont le taux des dettes souveraines, par rapport au PIB, est le plus élevé du monde.

A côté, notre bonne vieille dette Française semble ridicule.

Nous nous souvenons des dragons asiatiques, Corée du Sud, Hong-kong, Singapour, Taiwan, qui devaient régenter l’économie mondiale et qui explosèrent en plein vol avec l’éclatement de la bulle financière Thaïlandaise et son effet contagion.

Nous avons en mémoire le Tigre Celtique, cité en exemple dans nombre de rapports officiels, du moins jusqu’à la crise des subprimes.
Avec l’effondrement de son système financier, la très libérale Irlande dû nationaliser un certain nombre de banques et recapitaliser l’ensemble du secteur pour la modique somme de 24 milliards d’euros.

Je pourrais également citer l’édifiante croissance espagnole ou ce pays d’Europe qui ridiculise les 35 heures françaises en ayant la durée du travail hebdomadaire la plus longue, j’ai nommé : la Grèce.

Nous pouvons y rajouter un « modèle » de la zone Euro : les Pays-Bas, dont l’Etat recherche désespérément plusieurs milliards d’Euros pour que son déficit public revienne dans la norme européenne.

Je garde bien sûr en mémoire « le paradis des travailleurs », cette Union Soviétique et ses satellites enchaînés, que tant d’intellectuels se vautrant dans les plaisirs du capitalisme, nous invitait à aller rejoindre, tout en travaillant ardemment, pour que le bonheur extrême dont profitaient les peuples de l’Est, vienne nous envahir.

Quels enseignements peut-on tirer de ces quelques faits ?

Le premier est sans doute la nécessité d’avoir un esprit critique par rapport aux informations qui nous sont données, fusse et même surtout, si elles nous sont présentées comme une vérité révélée.

Le second est que quels que soient les systèmes économiques ou sociaux, si ils ignorent la nécessité du respect de la double dimension humaine : matérielle et spirituelle, ils vont à l’échec.

Le troisième est que rien n’est inexorable. C’est la volonté, la lâcheté ou l’indifférence des femmes et des hommes qui fait l’histoire.

Et ça, c’est vraiment une bonne nouvelle !

Nous pouvons tous être acteur de notre avenir.

Comme le disait Georges Bernanos, dans « La liberté, pour quoi faire ? » : « l’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ».

A la semaine prochaine !