CFTC Paris | CHATEL attaque les maternelles
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CHATEL attaque les maternelles

CHATEL attaque les maternelles

Il subsistait pourtant un trou dans le dispositif.

 

La planification étatique de l’intelligence, l’encartage des neurones, la mise sous fiches des capacités ne concernait pas les bambins de 3 ans.

 

Après avoir donné son aval à la fumeuse théorie du genre dans les manuels scolaires, le Ministre s’attaque à un autre défi : classer les pitchouns de maternelle en 3 catégories.

 

D’abord les RAS – « Rien à signaler ».

 

Que d’humanité dans cette démarche ! Quelle belle approche de chacun avec ses qualités et ses défauts ! Quel respect de la personnalité de nos enfants !

 

Plus tard, ils pourront raconter à leurs proches ou à leur psychiatre : enfant, j’étais un « rien à signaler ».

 

La grisaille du totalitarisme de la pensée unique ne peut mieux imprimer sa marque de fabrique que par ce RAS.

 

Ensuite, les « à risques ».

 

Comprendre : quand la maîtresse exige l’emploi de crayons noirs, ne peut s’empêcher de mettre de la couleur sur ses dessins.

Ou, la jeune pimprenelle s’évertue à jouer à la marelle alors que dans le cadre de la théorie du genre on lui demande de jouer au foot, pour que forte de ces différentes expériences, elle puisse choisir plus tard son sexe en toute connaissance de cause.

 

Ou encore : est incapable de dessiner correctement un cercle. Gauchers contrariés, tremblez ! Vous êtes tout destinés à la case « à risques ».

 

Enfin, les « à hauts risques ».

 

Du type, Albert Einstein, considéré pendant des années comme un idiot chronique. Le jeune Albert, ayant une écriture désastreuse, faisait des tâches sur ses copies, et préférait regarder par la fenêtre plutôt que de souligner la date en vert à 3 centimètres à gauche de la marge.

 

Et sur Radio Notre Dame, je n’ose évoquer le cas du curé d’Ars, dont il est probable que le tribunal ecclésiastique qui a donné un avis favorable à sa sanctification, aurait vu les choses autrement s’il avait eu connaissance de son dossier scolaire.

 

Vraiment, Monsieur le ministre, vous avez raison !

 

Et surtout, ne vous laissez pas impressionner par ces esprits simples qui considèrent que si un enfant est en grande difficulté, s’il est « à hauts risques » pour reprendre votre nomenclature, il existe dans les classes une personne appelé Maître ou Maîtresse dont c’est justement le rôle de détecter ces problèmes.

 

Non ! Mieux vaut faire confiance à un questionnaire compatible avec un tableau Excel et permettant un traitement automatisé des données.

 

Si en matière d’éducation, on commence par faire confiance à l’humain, où allons-nous ?

 

A la semaine prochaine !