CFTC Paris | Christiane Desmontès – Sénatrice du Rhônes répond à notre courrier
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Christiane Desmontès – Sénatrice du Rhônes répond à notre courrier

Christiane Desmontès – Sénatrice du Rhônes répond à notre courrier

S’agissant de l’augmentation annoncée de la consommation, elle ne peut se réaliser, en raison de la faiblesse, voire le recul  persistant du pouvoir d’achat de la très grande majorité de nos concitoyens. La précarité que connaissent aujourd’hui de nombreux salariés, ainsi que le chômage font que la consommation reste étale, sauf à bénéficier de primes telles que la prime à la casse pour maintenir le secteur automobile, ce qui ne fournit pas une donnée sincère d’évaluation de l’aptitude à consommer. D’autre part, Il est indispensable de rappeler que l’ouverture d’un commerce le dimanche, compte tenu des charges fixes, coûte trois fois plus cher qu’en semaine, ce qui induit également des hausses de prix, lesquelles pèsent sur tous les consommateur et génèrent de l’inflation.

Au regard du développement durable, c’est aussi une aberration. L’ouverture des PUCE le dimanche implique une consommation d’énergie pour l’éclairage, la climatisation, et amène les consommateurs à s’y rendre en voiture, d’où une surconsommation de carburant et un dégagement supplémentaire de pollution. Nous sommes bien loin de l’esprit qui devait prévaloir au Grenelle de l’environnement mais comment s’en étonner ? 

Enfin, sur le plan des salaires, nous avons insisté avec force pour que les salariés qui se trouvent ainsi contraints à travailler le dimanche bénéficient au moins d’une rémunération doublée. Comme vous le rappelez, cela n’est pas le cas dans les zones touristiques, ce que rien ne peut justifier, ni en droit ni en équité.  

Cette différence de traitement trouve son origine dans la proposition de loi initiale de l’UMP qui visait à légaliser les pratiques illégales de certains centres commerciaux comme Plan de Campagne, où des accords ont pu être conclus grâce à la présence et à l’action syndicales. Malheureusement, l’extrême dispersion des employeurs en zone touristique et l’absence d’une forte implantation syndicale n’ont pas créé les conditions favorables à des accords analogues, ce que nous déplorons.  

Il revient donc au législateur, ainsi que vous nous le demandez, de revenir sur ce texte de loi dans ses divers aspects, notamment sur la question de l’égalité de traitement entre les salariés selon leur lieu de travail.  

Pour ce qui nous concerne, croyez que nous y sommes très sensibles et que nous sommes très attentifs aux observations de l’OIT en la matière.

Demeurant à votre disposition, je vous adresse, Monsieur le Secrétaire Général, mes respectueuses salutations. 

Christiane DEMONTÈS

Sénatrice du Rhône, Maire de SAINT-FONS