CFTC Paris | Chronique de J. THOUVENEL du 29 juin 2010 sur Radio Notre Dame (100.7)
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Chronique de J. THOUVENEL du 29 juin 2010 sur Radio Notre Dame (100.7)

Chronique de J. THOUVENEL du 29 juin 2010 sur Radio Notre Dame (100.7)

Les consommateurs que nous sommes ont leur part de responsabilité dans cette dérive.

 

Veillons-nous à ne pas aller faire de courses les soirs de nocturnes, en période de solde par exemple ?

 

Evitons-nous d’aller dans les grandes surfaces le dimanche ?

 

Sensibilisons-nous notre entourage à ce respect de la vie de famille des salariés du commerce ?

 

J’ai souvenir d’un 15 août familial où des neveux et nièces ; pour celles-ci toutes mères au foyer ; se réjouissaient de profiter de ce jour férié pour se retrouver autour de leur père malade et dans un même élan trouvaient normal l’ouverture de grandes surfaces, dimanche et jours fériés.

 

Comment peut-on accepter pour les autres, ce que l’on refuse pour soit même ?

 

Oui, la conciliation des temps de vie est un véritable choix de société entre ceux qui privilégient la société marchande et de possession matérielle et ceux qui défendent une civilisation où l’épanouissement de l’être humain est favorisé par le respect des temps de vie.

Ignorer ce besoin vital pour tout être humain, c’est faire violence à notre humanité et en conséquence générer une société de barbarie. Que penser de cette légalisation de la délinquance effectuée par la loi Mallié sur le dimanche ?

 

Si ce n’est la soumission des lois de la République à la volonté marchande. Il est vrai que les délinquants économiques qui ouvrent le dimanche en toute illégalité ont un argument massue. Ouvrir leur permet de faire des bénéfices toujours plus importants.

 

A ces stakhanovistes du paraître nous préférons opposer une organisation des temps de vie équilibrés.

 

C’est cet équilibre que nous voulons maintenir ou retrouver. Celui de la France des bénévoles, des balades en forêt, des rires en famille, des pèlerinage, des parties de rugby entre copains, du verre de blanc sur le comptoir, des chorales lyriques ou jazzy.

 

Face aux tenants d’un monde transformé en un immense champ de production, où la culture est en tête de gondole, la nourriture en fast-food, la pensée code barrée, le salarié aux horaires décalés, la famille explosée, c’est sur une certaine idée de l’être humain au travail que nous nous prononçons.

 

 

 

A mardi prochain !