CFTC Paris | Chronique mardi 18 novembre 2014
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Chronique mardi 18 novembre 2014

Chronique mardi 18 novembre 2014


Chronique de J. THOUVENEL du 18.11.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

À une journée d’intervalle, 2 mobilisations ont jeté des milliers de personnes dans la rue.
L’une à l’initiative de certains syndicats parisiens du commerce ; l’autre à l’initiative de famille de France, des associations familiales catholiques et de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens.
Les uns exprimant le refus de voir s’étendre le travail du dimanche dans les commerces ; les autres dénonçant la réduction de la prime à la naissance et du congé parental, ainsi que les attaques contre les allocations familiales.
Deux sujets qui semblent sans rapport entre eux mais sont en réalité très proches.
Le développement d’un ultra consumérisme et les attaques contre la famille ont un même ressort. L’ignorance ou le rejet de  l’écologie humaine.
C’est-à-dire le juste rapport entre le vivant, l’être humain et son milieu.
Si le travail du dimanche se comprend, pour un certain nombre d’activités (transport, énergie, sécurité, santé, culture, loisirs) et pour les commerces de proximités et les marchés traditionnels. Est-il indispensable d’ouvrir grandes surfaces et centres commerciaux le 7ème jour ?
Quelles conséquences pour la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle des salariés concernés et de leurs familles ?
Y a-t-il nécessité d’affaiblir encore le lien social sous prétexte de pulsions d’achats de quelques-uns et d’avidité de quelques autres ?
De la même façon, en s’attaquant à la famille, en réduisant les possibilités de congé parental, c’est le rapport entre le nouveau-né et son milieu qui est bouleversé.
Nous savons, aujourd’hui, que le sentiment de sécurité que peut ressentir un petit d’homme au cours de ses premiers mois d’existence, lui permet de se construire plus harmonieusement que s’il est bousculé avec des repères visuels, auditifs, olfactifs et de tendresse à géométrie variable.
Pour les parents et leur bien être, pouvoir consacrer du temps, se consacrer à leurs enfants est également une source de contentement et d’équilibre.
Dans quelle cité voulons-nous vivre ?
Celle qui met en place les conditions d’un développement harmonieux, avec des temps familiaux, des temps apaisés, des temps de spiritualités. Veuillez excuser l’emploi de ce gros mot ; et encore je n’ai pas parlé de temps religieux, ne voulant choquer les oreilles délicates des nouveaux censeurs…
Des temps d’épanouissement pour l’être personnel, communautaire et social que nous sommes et pour la première des sociétés naturelles : la famille.
C’est cela l’enjeu  de ces combats !
Dans un cas comme dans l’autre, se sont de véritables choix de civilisation.
« Et si l’amour est le miracle de la civilisation », comme le dit STENDHAL,   il faut du temps passé ensemble pour faire vivre et croître cet amour.


À la semaine prochaine !