CFTC Paris | La grande honte du syndicalisme international
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La grande honte du syndicalisme international

La grande honte du syndicalisme international


Chronique de J. THOUVENEL du 28.06.2011 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

Aujourd’hui, je vais vous parler de la grande honte du syndicalisme international.

 

Tous les ans, au mois de juin, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) organise une session à Genève. L’OIT est la seule agence des Nations-unies dont les membres sont des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs.

 

Sa mission principale : promouvoir et mettre en œuvre les principes et les droits fondamentaux au travail.

 

Depuis des années, la Chine essaye de se faire une place au sein des instances décisionnelles de l’OIT.

 

Rappelons que la Chine, est une dictature communiste, a tendance capitaliste, sans foi ni loi ! Le seul syndicat autorisé est une organisation satellite du parti, appelée Fédération Nationale des syndicats chinois, véritable bras armé des autorités dans le monde du travail. Ce sont ses membres qui fichent, contrôlent, dénoncent les salariés déviants. Comprendre : ceux qui remettent en cause ce merveilleux système où notamment le travail des enfants est banalisé.

 

J’ai vu, de mes yeux vu, de ces malheureux gamins, âgés de moins de 10 ans, trimer dans la boue, panier d’osier sur la tête, pour évacuer les gravats d’un chantier de travaux publics.

 

Rappelons, qu’il n’est de jour dans l’empire du milieu où il n’est violemment réprimée une révolte ouvrière ou paysanne. Que ceux qui tentent de faire valoir les droits des travailleurs sont arrêtés et emprisonnés.

 

A l’exemple de Yao-Fuxin, condamné à 7 ans de camp pour avoir dénoncé la faillite frauduleuse d’une usine et le licenciement de ses salariés.

 

« Je n’ai rien fait de mal » se défendait-il ! « Je n’ai fait qu’exercer mes droits tels qu’ils sont inscrits dans la constitution ». Et hop ! 2555 jours au goulag de Bambou. !

 

Et bien, c’est le groupe des travailleurs, comprendre les représentants des syndicats, qui ont officiellement porté et soutenu, la candidature de la Chine à un poste du Conseil d’Administration de l’OIT.

 

Et ce, à l’initiative de la Secrétaire Générale de la Confédération syndicale Internationale, Sharan Burrow, une Australienne, qui a été « extrêmement bien reçue quand elle est allée en visite en Chine ».

 

Ça nous fait bien plaisir, Sharan ! Que tu es pu rencontrer autour d’une tasse de thé, les gardes chiourmes  en chef du plus grand camp de travail au monde.

 

Visiter des usines Potemkine avec des ouvriers bien propres sur eux, souriants, satisfaits de leurs conditions de travail et l’attention que leur porte quotidiennement le parti.

 

Ah ! Les dictateurs savent si bien recevoir quand on leur rend visite !

 

Ça vaut bien un poste au conseil d’administration d’une agence de l’ONU !

 

A la semaine prochaine !