CFTC Paris | La TVA est-elle véritablement une valeur ajoutée ?
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La TVA est-elle véritablement une valeur ajoutée ?

La TVA est-elle véritablement une valeur ajoutée ?


Chronique de J. THOUVENEL du 17.01.2012 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Bonjour à toutes et à tous !

En ce moment, l’expression à la mode est « TVA sociale » !

 

Les uns sont pour, « cela va faire baisser les coûts des entreprises » nous disent-ils.

 

Les autres, contre, « ce sont les prix qui vont augmenter ! » affirment-ils.

 

Qu’en savons-nous ?

 

Pour les entreprises, personne ne sait comment la majorité d’entre-elles utiliserait une baisse de quelques points des prélèvements sociaux.

 

En augmentant les salaires ? Qui, pour beaucoup, sont quasiment bloqués depuis des années. Cela redonnerait du pouvoir d’achat, excellente chose en soi, mais alourdirait notre déficit commercial.

 

Car il est peu vraisemblable que nos compatriotes se mettent à acheter massivement des barriques de Juliénas, des caisses de saucisses d’Auvergne ou des quintaux de fromage corse.

 

Comme il est plus probable qu’ils s’intéressent aux vêtements, appareils ménagers, ordinateurs, matériels de bricolage ou autres jouets. C’est notre balance commerciale qui risque d’avoir des palpitations.

 

En investissant dans la recherche et l’innovation ? Ce qui, à terme, nous permettrait de concurrencer nos amis Allemands. Très bien ! Mais les effets sur notre économie ne se feraient sentir que dans quelques années.

 

En utilisant la baisse des charges comme une aubaine pour augmenter les dividendes des actionnaires ? Ce qui n’aiderait en rien la compétitivité Française.

 

En bref, pour les entreprises, c’est l’incertitude.

 

Pour les prix ? Laissons la parole aux experts.

 

Le modèle MESANGE, qui n’est pas ce joli passereau qui agrémente nos haies et nos jardins quand ils existent encore, mais un logiciel informatique de la Direction du Trésor.

MESANGE, donc, suppose un impact à 100 %, c’est-à-dire que 3 points de TVA supplémentaires entraineraient une augmentation mécanique de 3 points des prix.

 

L’INSEE, elle, indique utiliser par hypothèse un impact d’un tiers, en ajoutant que tout dépend de la conjoncture.

 

Le modèle NEMESIS, pas la déesse de la vengeance mais un programme informatique de l’Ecole Centrale de Paris, simule, sans trancher le débat, plusieurs variantes d’impact. Le concepteur du modèle, le Professeur ZAGAME, indiquant « que les modèles ne font que renvoyer sous une autre forme les questions qu’on leur a posées ».

 

En clair, il est probable que les prix augmentent, mais nul ne sait dans quelle proportion, ni avec quel impact, sur quel secteur.

 

Tout cela devrait inciter les uns et les autres, à plus de modération dans leur propos, de retenue dans leurs affirmations péremptoires, en un mot, à un peu de modestie.

 

De cette modestie dont a fait preuve, toute sa courte vie, cette analphabète qui, à 17 ans, s’engagea résolument pour la libération de son peuple, celle dont on célèbre, en ce début d’année, le 600ème anniversaire de la naissance, Jeanne d’Arc, Sainte Patronne de la France.

 

A la semaine prochaine !