CFTC Paris | La Vie en 14
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La Vie en 14

La Vie en 14

Pour comprendre la société où l’on vit, ses évolutions et peser efficacement sur celles-ci, il faut savoir d’où nous venons, comment s’est construit, structuré, organisé notre corps social et économique. Avoir un regard sur notre histoire, c’est s’autoriser une vision plus juste de notre avenir. L’exemple historique, nous montre qu’un certain nombre de pratiques sont récurrentes quelques soient, les époques, les gouvernements, les partis et idéologies au pouvoir. Beaucoup sont liées aux femmes et aux hommes, à leur caractère, à leur volonté ou à leur lâcheté et non à leur idéologie affichée. C’est pour ces raisons que vous trouverez sur ce site, une nouvelle rubrique consacrée à la période 14-18. En cette année de centenaire de la grande guerre, nous allons à partir de documents d’époque apporter un éclairage sur la vie des Français, et plus particulièrement des travailleurs et de leurs familles confrontés aux difficultés du temps. Nous ne doutons pas que vous y grappillerez quelques informations, utiles à la réflexion sur la réalité d’une période particulière et les enseignements que l’on peut en tirer aujourd’hui. Un seul exemple : les hommes partis au front, les femmes prennent de facto de plus en plus de responsabilités à l’arrière, alors que depuis le XIXème siècle elles sont juridiquement traité quasiment comme des mineurs. Ce qui sera un élément important d’évolution de la condition féminine et de la famille.

Texte original : « Le défilé de l’artillerie fleurie dans les rues de Vincennes

L’enthousiasme de nos vaillantes troupes qui partent pour la guerre est un puissant réconfort pour ceux qui restent. En dépit de la fièvre qu’entraîne toujours une concentration générale, les artilleurs ont trouvé le temps et le moyen de décorer de fleurs et de feuillages les harnais de leurs montures, les caissons et les pièces d’artillerie. On a vu défiler des batteries qui semblaient plutôt partir pour un défilé fleuri que pour un champ de bataille. Cette jolie pensée en dit plus long qu’un long rapport sur le moral de nos troupes. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte original : »Les autos des particuliers ne peuvent franchir librement les portes de paris

A peine l’ordre d’appel était il affiché qu’on pouvait voir fonctionner le contrôle des routes qui est vraiment une merveille d’organisation. A l’entrée de chaque village, des territoriaux, avec une inlassable patience, vérifient les passeports des piétons, des cyclistes et des automobilistes. Pas un conflit, pas une discussion, la bonne volonté des civils aidant à la rigoureuse observation d’une consigne nécessairement sévère. On voit ici des automobilistes obligés de montrer patte blanche à l’une des portes de Paris. »

La guerre, c’est aussi d’importantes restrictions apportés aux libertés, la censure bien entendu, qui contrôle la presse et joue gaillardement de la paire de ciseaux, transformant rapidement ce qui devrait être une information en article de propagande.

D’autres atteintes aux libertés, sont moins connues. Si nous connaissons la description de ces foules enthousiastes qui accompagnaient nos soldats défilants la fleure aux fusils, beaucoup ignorent que la liberté de déplacement était fortement encadré et les contrôles policiers renforcés, parfois, de façon tatillonne.
Le motif : l’ennemi de l’intérieur!