CFTC Paris | La vie en 14
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La vie en 14

La vie en 14

Pour comprendre la société où l’on vit, ses évolutions et peser efficacement sur celles-ci, il faut savoir d’où nous venons, comment s’est construit, structuré, organisé notre corps social et économique.
Avoir un regard sur notre histoire, c’est s’autoriser une vision plus juste de notre avenir.
L’exemple historique, nous montre qu’un certain nombre de pratiques sont récurrentes quelques soient, les époques, les gouvernements, les partis et idéologies au pouvoir.
Beaucoup sont liées aux femmes et aux hommes, à leur caractère, à leur volonté ou à leur lâcheté et non à leur idéologie affichée.
C’est pour ces raisons que vous trouverez sur ce site, une nouvelle rubrique consacrée à la période 14-18.
En cette année de centenaire de la grande guerre, nous allons à partir de documents d’époque apporter  un éclairage sur la vie des Français, et plus particulièrement des travailleurs et de leurs familles confrontés aux difficultés du temps.
Nous ne doutons pas que vous y grappillerez quelques informations, utiles à la réflexion sur la réalité d’une période particulière et les enseignements que l’on peut en tirer aujourd’hui.
Un seul exemple : les hommes partis au front, les femmes prennent de facto de plus en plus de responsabilités à l’arrière, alors que depuis le XIXème siècle elles sont juridiquement traité quasiment comme des mineurs.
Ce qui sera un élément important d’évolution de la condition féminine et de la famille.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Joseph Thouvenel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte original (LE MIROIR)

LES VOLONTAIRES BELGES CHANTENT LA « MARSEILLAISE’ DEVANT LA GARE DU NORD

Quarante mille volontaires belges se sont levés avec enthousiasme pour défendre la patrie menacée. A paris, grâce à l’activité du comité d’initiative de l’avenue de Clichy, le départ des vaillants patriotes résidant en France à pu s’effectuer rapidement. Précédés des étendards des vétérans de 1870-1871, ils se sont rendus à la garde du Nord, le 9 aout, follement acclamés sur leur passage. Avant de monter dans le train, ils ont entonné en chœur les hymnes nationaux français et belge ; ce fut une scène très émouvante.

Texte original (LE MIROIR)

DES DAMES DE LA CROIX ROUGE PARTENT POUR LA Belgique

L’admirable élan des volontaires français et étrangers qui demandent à s’enrôler sous les plis du drapeau tricolore n’a d’égal que le magnifique dévouement des femmes. Toutes demandent à se rendre utiles. Des mères, des épouses, des sœurs de combattants partent, elles aussi, pour les champs de bataille ; prodiguer leurs soins, leurs encouragements, leurs consolations aux malheureux blessés. A paris et dans la plupart des villes de province, des ambulances ont été organisées hâtivement, mais de façon parfaite.

C’est l’enthousiasme, à deux pas de l’actuel siège de la CFTC Paris, le comité d’initiative de l’avenue de Clichy mobilise pour faciliter le départ vers le front des « volontaires », ils ignorent dans quel enfer ils vont plonger : la boue, la sueur, le sang, la peur et la souffrance.

Du courage parfois, de l’inconsciente souvent, mais surtout la conséquence de l’aveuglement des puissants responsables de cette guerre civile européenne.