CFTC Paris | La vie en 14
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La vie en 14

La vie en 14

Pour comprendre la société où l’on vit, ses évolutions et peser efficacement sur celles-ci, il faut savoir d’où nous venons, comment s’est construit, structuré, organisé notre corps social et économique.
Avoir un regard sur notre histoire, c’est s’autoriser une vision plus juste de notre avenir.
L’exemple historique, nous montre qu’un certain nombre de pratiques sont récurrentes quelques soient, les époques, les gouvernements, les partis et idéologies au pouvoir.
Beaucoup sont liées aux femmes et aux hommes, à leur caractère, à leur volonté ou à leur lâcheté et non à leur idéologie affichée.
C’est pour ces raisons que vous trouverez sur ce site, une nouvelle rubrique consacrée à la période 14-18.
En cette année de centenaire de la grande guerre, nous allons à partir de documents d’époque apporter  un éclairage sur la vie des Français, et plus particulièrement des travailleurs et de leurs familles confrontés aux difficultés du temps.
Nous ne doutons pas que vous y grappillerez quelques informations, utiles à la réflexion sur la réalité d’une période particulière et les enseignements que l’on peut en tirer aujourd’hui.
Un seul exemple : les hommes partis au front, les femmes prennent de facto de plus en plus de responsabilités à l’arrière, alors que depuis le XIXème siècle elles sont juridiquement traité quasiment comme des mineurs.
Ce qui sera un élément important d’évolution de la condition féminine et de la famille.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Joseph Thouvenel

Texte original :
Paris a fait preuve constamment d’un sang-froid et d’un calme dignes des plus grands éloges, car la rue a donné aux individus l’exemple de la sagesse, de la décision et de la modération à la fois. En dehors des piteuses manifestations antimilitaristes, tôt réduites au silence et dont il convient de parler seulement pour mémoire, un seul et quadruple cri à jailli de la vaste poitrine de Paris : Vive la France ! Vive la Russie ! Vive l’Angleterre ! Vive Poincaré ! Il fut jeté aux échos gare du Nord, lorsque le président revint de Russie
.

Il est vrai que la très grande majorité des Français et des Parisiens étaient plein d’enthousiasme au début du conflit c’est la célèbre expression « partir la fleur au fusil »
Malheureusement, la guerre n’est jamais une promenade joyeuse et exaltante, la guerre, c’est la souffrance, la peine et souvent la mort.
Les fleurs qui furent semés sont celles rouge sang du « dormeur du val » d’Arthur Rimbaud.