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l’Accueil du Dimanche

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Chronique de J. THOUVENEL du 25.03.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Plusieurs milliers de tracts exposant la doctrine sociale de l’Eglise, en matière de travail du Dimanche, ont été récemment distribués à l’entrée de certaines églises parisiennes.

Rien de révolutionnaire dans le contenu, une citation de Jean-Paul II :
« Même dans le contexte des difficultés de notre temps, l’identité de ce jour doit être sauvegardée et surtout profondément vécue. »
Suivie d’extraits du Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, qui précise notamment : « les autorités publiques ont le devoir de veiller à ce que les citoyens ne soient pas privés, pour des raisons de productivité économique, d’un temps destiné au repos et au culte divin. »

Si globalement cette action a été fort bien reçue tant par les fidèles que par le clergé, merci à ce prêtre qui décida de distribuer lui-même, merci à ses petites sœurs mettant les tracts sur le présentoir à l’entrée de leur chapelle.
Certaines réactions minoritaires me laissent perplexe, comme celle de ce curé d’une paroisse d’un arrondissement bourgeois, s’offusquant d’une telle distribution et invoquant à titre principal le désagrément de voir le sol de son église jonché de papiers abandonnés par ses paroissiens.
Si je compatis pleinement à la tâche ingrate que doit être l’éducation des paroissiens d’un quartier chic de la capitale, il me semble qu’un mot en chaire pour leur indiquer que l’on ne jette pas ses papiers par terre et un appel aux nombreux louveteaux de cette paroisse pour remettre un peu d’ordre après la messe devraient être la solution à cet important problème.
Quand j’étais scout, c’était le type de services que l’on nous demandait. A l’époque cela s’appelait la B.A.
Je crois que nous devons veiller à ce que le fond prime sur la forme et que dans une société destructrice des valeurs chrétiennes, tous ceux qui tentent de porter et de vivre ces valeurs, malgré leurs maladresses et insuffisances, sont d’utiles semeurs sans lesquels il ne peut y avoir de récoltes.
J’aurai 3 questions à poser aux personnes qui ont été outrés par la démarche militante de ces « tracteurs » du dimanche.

• Quand un jeune de 15 ans, un protestant, un agnostique, un musulman entre autres, participent à la diffusion de la doctrine sociale de l’Eglise auprès des pratiquants, comment peuvent-ils ressentir l’accueil ou le non accueil qui leur est fait ?

• Que puis-je répondre, à leurs interrogations, de cohérent avec la nouvelle évangélisation, prônée par le pape François et ses prédécesseurs ?

• Quelle image ont-ils de l’Eglise, si ce n’est qu’il est sans doute miraculeux de la voir toujours présente plus de 2000 ans après sa création, malgré les défauts et faiblesses de ses membres ?

Défauts et faiblesses dont, comme d’autres j’ai ma part.

A la semaine prochaine