CFTC Paris | Lafarge va supprimer 380 postes dans le monde, dont 166 en France (syndicat)
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Lafarge va supprimer 380 postes dans le monde, dont 166 en France (syndicat)

Lafarge va supprimer 380 postes dans le monde, dont 166 en France (syndicat)

AFP logo.jpgLe cimentier Lafarge a officiellement annoncé mardi aux représentants du personnel son intention de supprimer 380 postes
nets dans les fonctions centrales du groupe dans le monde, dont 166 en France, a rapporté à l'AFP la CFTC.
 La direction du groupe, qui compte 63.000 employés dans le monde, a présenté les détails de son plan de suppressions de postes lors d'un comité européen à Paris, a précisé Philippe Springinsfeld, coordinateur CFTC.
Cette réorganisation s'inscrit dans le cadre de la fusion programmée avec le Suisse Holcim, qui doit donner naissance en juillet à un colosse des matériaux de construction pesant 27 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 115.000 salariés (aprés cessions pour éviter les situations de monopole).
En France, la réorganisation présentée prévoit 195 suppressions de postes au siège social à Paris et 8 au sein de l'entité Lafarge Services groupe basée près de Lyon, ainsi que la création de 37 postes au centre de recherche isèrois de Saint-Quentin Fallavier, selon M. Springinsfeld.
Les fonctions centrales de Lafarge (ressources humaines, communication…) sont présentes en France au siège parisien et à Lyon. Dans le monde, elles se répartissent à Vienne, Kuala Lumpur, Le Caire, Pékin, Atlanta et Montréal.
Sollicitée, l'entreprise n'a pas souhaité commenter cette information, expliquant qu'elle souhaitait réserver "la primeur des informations aux
collaborateurs du groupe".
Début mai, un porte-parole avait précisé à l'AFP que "le projet de fusion n'aura pas d'impact en France sur les fonctions opérationnelles" (les sites industriels), qui emploient actuellement "plus de 4.500 collaborateurs". 
La CFTC, premier syndicat du groupe, exige de la direction "un engagement pour reclasser tous les salariés", en interne ou à l'extérieur.  Selon M. Springinsfeld, le comité européen a demandé "la négociation d'un accord social plancher" sur les mesures d'accompagnement des salariés concernés par ce plan de réorganisation.