CFTC Paris | Le flicage en haut de la fiche du Sidaction
952
post-template-default,single,single-post,postid-952,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Le flicage en haut de la fiche du Sidaction

Le flicage en haut de la fiche du Sidaction

François Dupré, directeur général de Sidaction, tente de minimiser l’incident : «Comment peut-on croire une chose pareille ! Nous, Sidaction, qui sommes si à cheval sur les questions d’éthique, nous ficherions nos employés ? Ce n’est pas sérieux. Il s’agit de quelques infos mises bout à bout pour y voir plus clair dans la gestion du personnel. J’ajoute que ce document est strictement confidentiel et n’avait pas vocation à être diffusé.» Une explication «plus que douteuse» aux yeux de Milko Paris, secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de Sidaction, qui a alerté la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Cette dernière instruit actuellement la plainte et rendra ses conclusions dans quelques semaines.

L’affaire intervient au pire moment pour la direction de Sidaction, déjà empêtrée dans un long conflit social. Mercredi, 40 des 61 salariés de l’association ont débrayé à l’appel de la CFTC-Spaif pour protester «contre la surcharge de travail et la pression inhumaine mise par la direction sur des salariés qui sont avant tout des militants».

En mai, le CHSCT a commandé une expertise psychosociale au Cedaet, organisme indépendant agréé par le ministère du Travail, qui a mis en lumière la souffrance de certains employés de l’organisme. L’audit, consultable en intégralité sur Libération.fr, pointe «une absence de structuration au sein de l’association, des « placardisations » problématiques, ainsi qu’une évolution croissante de l’absentéisme».

Prud’hommes. François Dupré reconnaît «des ajustements à effectuer en termes de management», mais rappelleque «des négociations paritaires ont été menées en début d’année pour améliorer, notamment dans les rémunérations octroyées, le quotidien des salariés». Pas suffisant pour Milko Paris, qui poursuit sa direction devant le tribunal des prud’hommes pour «harcèlement moral» : «Le fonctionnement est brutal, humiliant, indigne d’une ONG. On a mal.»

 

LIBERATION 15/10/2011.