CFTC Paris | Le retour des intellectuels
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Le retour des intellectuels

Le retour des intellectuels


Chronique de J. THOUVENEL du 25.02.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !
                  

       Réjouissons-nous ! Les intellectuels français sont de retour et cela en étant au service d’une partie de notre entourage socialement bafouée, qu’il s’agit de faire reconnaître dans le Code Civil.

Comme l’écrivent-les « 24 intellectuels » qui réclament un nouveau   régime juridique :
« Nous n’ignorons pas que toute tentative de faire évoluer cette classification se heurte à la force des habitudes et soulève invariablement des objections d’ordre économique. Nous l’ignorons d’autant moins que c’est le cas chaque fois qu’est réclamée la légitime considération due à un groupe exploité ou opprimé. »

Mais qui sont donc ces opprimés qui ont réveillé des personnalités aussi différentes qu’Irène Frain, Edgar Morin, André Comte-Sponville, Luc Ferry et autre Boris Cyrulnik ?

Il s’agit de nos amis les animaux qui devraient, selon ces penseurs, être reconnus par le Code Civil.

Que les choses soient claires, comme beaucoup d’entre vous, j’aime les animaux et rejette la souffrance animale gratuite.

Par contre, les écoles de pensées, qui tendent à rapprocher la condition animale de la condition humaine, me semblent dangereuses.

D’abord, comme nous l’a rappelé une affaire récente, il est faux d’affirmer que dans notre droit, les animaux sont traités de la même façon que les objets. Ce jeune sadique qui a violement lancé un chaton contre un mur a été condamné à 1 an de prison ferme.
Il aurait projeté un tabouret contre le même mur, il n’y aurait eu, ni scandale, ni prison ferme.

Avez-vous noté, que dans le même temps, la couverture médiatique des sévices qu’a subit un jeune handicapé grenoblois, frappé, puis jeté dans une rivière, a été bien moindre que l’affaire du chaton ?
Moins d’un quart de page dans mon quotidien pour un être humain mal traité, une page pour un animal…

Voilà où nous en sommes. Au fur et à mesure que la dignité absolue de la personne humaine est remise en cause, on voit monter en puissance un courant visant à « humaniser »le monde animal.
Florence Burgat, une des signataires de l’appel à donner une personnalité juridique aux animaux, a très bien écrit sa position dans un texte intitulé « animalité » :
« À la définition de l’homme, comme être moral, il faut substituer celle de l’homme, comme être vivant. »

Tout est dit : l’homme est,  et n’est qu’un être vivant. Pas de transcendance.
Les hamsters et les enfants, les hommes, les femmes et les canaris, tout se vaut !
Respecter le monde animal OUI !
Avoir de l’affection pour son chien ou son chat, sans nul doute !
Mais mettre sur le même plan choupette et Marie certainement pas !

Question à nos 24 intellectuels :
Le chat, qui a sorti de leur bassin mes poissons rouges, non pour se nourrir mais pour jouer avec avant d’abandonner leurs cadavres sur le gazon, doit-il être emprisonné ?

A la semaine prochaine