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Libération de Paris

Libération de Paris

                      

 

Libération de Paris : le père d’un dirigeant CFTC en tête de la 2ème DB.

 

Le débarquement de Normandie avait eu lieu depuis plus de 2 mois ½ et si une partie des troupes allemandes se repliait de la Région Parisienne, d’autres restaient en embuscade.

 

C’est comme cela que la 2ème DB perdit plusieurs hommes dans une attaque surprise près de Montlhéry, à quelques trente kilomètres de Paris.

 

Craignant un nouvel accrochage mortel, la décision fut prise d’éviter de rentrer dans la Capitale par la voie la plus directe, la route d’Orléans (actuelle nationale 20), mais de contourner celle-ci. Encore fallait-il disposer d’un guide fiable, connaissant suffisamment bien Paris et sa banlieue.

 

Pour cela, il fallait un contact direct avec la résistance. Or, si après le départ des nazis, le nombre de résistants a cru de façon exponentielle, sous l’occupation ils n’étaient pas si nombreux que cela.

 

C’est au lieu dit le « Pont d’Antony » que l’avant-garde de Leclerc, en voyant un immense drapeau tricolore au fronton d’un pavillon en pierre Molière, pensa avoir trouvé un PC local de la résistance.

 

A l’intérieur, un homme seul, qui avait accroché le drapeau Français sur son balcon alors que les troupes allemandes étaient encore présentes en ville.

 

Médecin de son état, il n’en était pas à son coup d’essai ! Une précédente « facétie » lui ayant valu les honneurs d’une arrestation, suivie de 18 mois d’emprisonnement.

 

C’était la personne idoine, patriote convaincu, courageux et connaissant la banlieue comme sa poche.

 

Il embarqua à bord de la première jeep de reconnaissance de la division blindée et les emmena jusqu’au centre de Paris, en passant par Fresnes et la poterne des peupliers.

Evitant, ainsi, le risque d’une confrontation sanglante avec les troupes allemandes.

 

C’est à cette occasion que cet homme fit la connaissance de Jean Marin (de son vrai nom Yves Morvan), une des voix de la France Libre à Londres qui fut notamment président de l’Agence France Presse de 1957 à 1975.

 

Ecœuré par les exactions commises au moment de l’épuration, ce juste refusa toute décoration.

 

Sa famille garde en souvenir de ces évènements, une paire de jumelle marquée de l’aigle nazi, prise par Jean Marin à un chef de Panzer allemand et dont il fit cadeau à ce si précieux guide.

 

Aujourd’hui, un des fils de cet homme est un des dirigeants de la CFTC.