CFTC Paris | Lu dans le Figaro: Réformes de l’Assemblée: un “rendez-vous manqué”, selon une intersyndicale.
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Lu dans le Figaro: Réformes de l’Assemblée: un “rendez-vous manqué”, selon une intersyndicale.

Lu dans le Figaro: Réformes de l’Assemblée: un “rendez-vous manqué”, selon une intersyndicale.

Le lancement de réformes de l’Assemblée nationale ce mercredi par le président François de Rugy est jusqu’alors “un rendez-vous manqué” pour les collaborateurs parlementaires, a jugé l’intersyndicale des collaborateurs CFTC-CGT-Unsa-Solidaires- SNCP FO, réclamant “un dialogue social en bonne et due forme”.

Sur les sept groupes de travail chargés de plancher sur ces réformes, l’un portera notamment sur le “rôle et (le) statut des collaborateurs parlementaires”, a relevé l’intersyndicale dans un communiqué, regrettant de n’avoir “aucune réponse” à sa demande d’être associée à ces travaux.

 Lors de sa présentation mercredi devant la presse, en présence d’une centaine de députés, des “rendez-vous des réformes 2017-2022 pour une nouvelle Assemblée nationale”, le président François de Rugy (LREM) a précisé que le groupe consacré aux conditions de travail à l’Assemblée et au statut des collaborateurs parlementaires “se consacrera d’abord au statut des collaborateurs”.

Mais, pour ces syndicats, “les collaborateurs parlementaires, au même titre que tous les salariés du pays, ont le droit à un dialogue social en bonne et due forme, qui ne saurait être celui proposé par ces groupes de travail”, qui “ne doivent pas être un prétexte pour s’en détourner, voire pour contourner la légitimité des organisations syndicales”.

Evoquant le “contexte social tendu à l’extérieur du Parlement avec les manifestations sur les ordonnances”, ils estiment que “l’accusation de mépris social risque de gagner les couloirs du Palais Bourbon”.

Prévenant que “l’embryon de dialogue social amorcé l’année dernière avec la signature d’un accord collectif ne doit pas être avorté” et déplorant qu'”aucun échange entre les députés-employeurs et les organisations de salariés n’ait été mis en place” depuis les législatives, l’intersyndicale entend demander à être auditionnée par le groupe de travail pour exposer “les nombreuses propositions qu’elle met en avant depuis plusieurs années pour un statut clair et transparent”.