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Dialogue social: dernier round décisif cette semaine pour la négociation


 

 Les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) se retrouvent jeudi matin au siège du Medef. Elles n’ont que deux jours pour trouver un accord. 

 

Le gouvernement, qui estime que simplifier un dialogue social « trop souvent formel » facilitera l’emploi, a déjà annoncé une loi qui sera portée par le ministre du Travail François Rebsamen au deuxième trimestre. Celle-ci sera donc soit issue de l’accord syndicats-patronat, soit rédigée par l’exécutif seul. 

 

Après quatre séances de discussions entre début septembre et mi-décembre, les partenaires sociaux, qui devaient initialement conclure avant la fin de l’année, avaient choisi de temporiser. Officiellement pour des problèmes d’agenda, mais sûrement aussi au vu des divergences de positions. 

 

Le Medef veut une représentation des salariés au sein d’une instance unique, le « Conseil d’entreprise ». Ce nouveau « CE » qui fusionnerait l’actuel Comité d’entreprise, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les délégués du personnel et les délégués syndicaux, aurait vocation à négocier les accords d’entreprise. 

 

« D’après ce que j’entends, les choses semblent un peu figées côté patronal », a indiqué Joseph Thouvenel, négociateur pour la CFTC, précisant ne pas avoir eu d’échange récent avec le Medef. Pour lui, les prérogatives du CHSCT ne doivent pas disparaître, c’est « un point de blocage »

 

A ces difficultés sur le fond du dossier s’ajoute la crise interne à la CGT, la réorganisation de l’exécutif de la centrale à la suite de la démission du numéro un Thierry Lepaon pouvant compliquer les choses. Cela dit, Agnès Le Bot devrait toujours mener la délégation du syndicat. 

 

Les syndicats risquent aussi de ne recevoir le nouveau texte patronal qu’à la réunion de jeudi. 

 

« Je n’aime pas du tout cette méthode de travail », a déclaré à l’AFP M. Thouvenel, pour qui un tel texte « demande réflexion ».

 

Certains dans les rangs patronaux pourraient avoir décidé de s’en remettre au gouvernement. Or, relevaient certains syndicats dès le début de la négociation, ils risquent dans ce cas une « grosse déception