CFTC Paris | marché de « DUPE »
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marché de « DUPE »

marché de « DUPE »


Chronique de J. THOUVENEL du 04.03.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Il était une fois, dans un pays très lointain, une population  malheureuse parce que son empereur, appelé là bas « le grand Timonier » avait instauré une dictature basée sur une idéologie  « intrinsèquement perverse ».
Les opposants étaient emprisonnés, torturés, exécutés. Les historiens estiment que pour ce seul pays le nombre de victimes oscille entre 45 et 72 millions de morts.
Après la disparition du méchant grand timonier, celui de ses successeurs  qui réussit à éliminer ses concurrents continua son œuvre malfaisante.
Ce cruel régime se maintint en place jusqu’à nos jours, dans l’indifférence quasi générale des autres monarques de la planète.
Suite à un bain de sang un peu plus visible que les autres, les grandes consciences officielles qui sélectionnent pour nous les causes pour lesquelles il est bon, voire obligatoire de s’émouvoir, agitent pendant quelques jours le grelot des droits de l’homme.
Des messieurs bien mis, firent de beaux discours où liberté rime avec vérité, préjudice avec justice et démocratie avec chérie.
Ce fut le cas par exemple en 1989, quand sur la grande place de l’empire, des étudiants se rassemblèrent, avant que quelques milliers d’entre eux soient massacrés en guise d’invitation à rentrer à la maison. Les messieurs bien mis, nous assurèrent de leur détermination inébranlable afin que ces crimes ne restent pas impunis. Les spécialistes du colloque télévisuel, colloquèrent à la télévision. D’anciens sectateurs du « grand timonier », devenus de vieux bourgeois repus, nous firent la morale.
Cela dura bien une bonne semaine, avant que nos décideurs de la pensée s’aperçoivent qu’il y avait peut être quelques juteuses affaires possibles dans un pays où le gouvernement faisait régner l’ordre avec tant d’efficacité.
Et c’est ici, que pris puissance la deuxième partie de cette fable.
Commerçons, commerçons avec ce pouvoir qui sait si bien faire trimer les malheureux, pour le plus grand profit de la nomenclature au pouvoir  et des modernes commerciaux de nos contrés.
Ceux, pour qui seul le résultat compte. Des esprits qualifiés d’intelligence pragmatique, expliquèrent  que puisque nous ne pouvions point changer la condition des populations exploitées de ce lointain pays, il nous restait à tirer profit de cette immense marché qui s’ouvrait à nous. Si cela ne profitait point  à la classe ouvrière du bout du monde, cela bénéficierait à nos entreprises et de la sorte créerait des emplois au royaume  de France.

Ils commercérent donc et eurent beaucoup d’emplois. Enfin pas tous ! Quand les entreprises chinoises en France génèrent 12 000 emplois les entreprises Françaises en Chine en assurent  500 000…

Le tout, pour un déficit en notre défaveur de plus de 26 milliards d’€ par an.

Comment dit-on marché de DUPE en mandarin ?

A la semaine prochaine