CFTC Paris | Pacte de responsabilité -5 mars 2014- Le Journal du Dimanche –
1771
post-template-default,single,single-post,postid-1771,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Pacte de responsabilité -5 mars 2014- Le Journal du Dimanche –

Pacte de responsabilité -5 mars 2014- Le Journal du Dimanche –

Des négociations tendues entre patrons

Ce document est pourtant la pierre angulaire du pacte de responsabilité dont le projet doit être transmis au Parlement au printemps. Le principe est d’obtenir des garanties de la part des patrons – les fameuses « contreparties » – afin, pour reprendre l’expression de plusieurs responsables syndicaux, « de ne pas donner un chèque en blanc au Medef ». Mais la principale organisation patronale n’est pas celle qui freine le plus le projet.

Vendredi dernier, les représentants des trois organisations patronales reconnues (Medef, CGPME, UPA) se sont enfermés toute la journée dans une pièce pour discuter des contreparties, en échange des baisses de charges promises par François Hollande. Et la CGPME, qui représente les petites et moyennes entreprises, a discuté chaque mot, chaque phrase.
Résultat : le document reste très général et ne présente quasiment aucun engagement ferme sur l’emploi. Il s’agit pourtant de la principale requête des syndicats qui souhaitent que le patronat s’engage sur des objectifs chiffrés. Le président du Medef Pierre Gattaz avait d’ailleurs lui-même promis la création d’un million d’emplois à l’annonce, par François Hollande, du pacte de responsabilité.


Des objectifs chiffrés impossibles
Dans le détail, le texte répond aux demandes syndicales, alternant les vœux pieux aux fins de non-recevoir. Sur l’apprentissage et l’emploi des jeunes, le patronat attend ainsi « l’engagement des régions (pour) accompagner ce volet du pacte ». Sur l’emploi des seniors, il réclame « une simplification dans la mise en œuvre des contrats de génération » avant de vouloir s’avancer. Une phrase en particulier résume ce manque d’engagement : « Ces objectifs ne pourront être précisés, par exemple par des ambitions quantifiables, que lorsque la baisse des prélèvements sociaux et fiscaux et ses modalités de mise en œuvre seront précisément définies. »
Autrement dit, les patrons ne bougeront pas tant que le détail des allègements de charges promis seront connus. Mais l’exécutif refuse de rendre ses arbitrages tant qu’un accord entre partenaires sociaux n’a pas été rendu. Ce qui n’est pas prêt d’arriver, à entendre, mercredi matin, les réactions des syndicats.