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QUI CROIRE ?

QUI CROIRE ?


Chronique de J. THOUVENEL du 29.10.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Aujourd’hui, un peu d’économie. Penchons nous sur le partage entre les profits réalisés par les entreprises, les dividendes versés aux actionnaires et la rémunération des salariés.
Que nous en disent les économistes :
Pour Dominique Plimon professeur d’économie à l’université paris XIII et militant altermondialiste, depuis le début des années 1980 nous assistons à une hausse  injustifiée des dividendes les salariés bénéficient d’une portion   des profits.
Au contraire pour Jean-Philippe COTIS ancien directeur de l’INSEE, la part des salaires dans la valeur ajoutée est assez stable depuis 20 ans et les dividendes des sociétés françaises sont plus faibles que dans beaucoup d’autres pays avancés. Il fait valoir qu’à un pic d’endettement dans les années 1980, dans un contexte d’intérêt d’emprunt élevés a succédé un renforcement des fonds propres les dividendes se substituent aux frais financiers. 
Philippe ASKENAZY directeur de recherche au CNRS, affirme lui que « coexistant aujourd’hui le versement de dividendes records et la difficulté que rencontrent certains secteurs à dégager des marges suffisantes »

Qui croire ?

D’abord on ne peut raisonner sur les moyennes quand Jean –Philippe COTIS indique que seulement PME sur six verse des dividendes il a raison, ceux –ci sont le plus souvent le fait de grandes entreprises. Notons que les entreprises à participations publique sont celles qui distribuent, en proportion du résultat, le plus de dividende GDF Suez par exemple sont  amené à distribuer des dividendes supérieurs à  100% de son résultat.
Quand à la question des salaires dans l’utilisation des profits, une étude indépendante, limité à 500 PME, estime que la part des salaires dans la valeur ajoutée serait d’environ 75% avec une grande hétérogénéité entre les différentes catégories de PME ;
En fait depuis le rapport COTIS dont les donnés les plus récents dates de 2007 et dont les constats n’ont pas recueilli le ressentiment de tous les spécialistes.
Nous ne disposons que de données partielles et parfois facilement contestable, en raison notamment, de la mature de l’échantillon retenue, des donnés utilisés annuelles ou bi annuelles par exemple.
En bref sur un sujet aussi important pour notre économie, en raison des conséquences sur l’investissement, la recherche, l’innovation et le pouvoir d’achat.
Il n’existe pas de constat fiable précis, argumenté et solide.
Ce qui n’empêche par les uns et les autres, drapés dans leurs certitudes idéologiques de nous asséner leur vérité qu’ils voudraient scientifique.
Comme quoi il faut toujours se méfier des affirmations péremptoires quand elles ne sont pas étayées par des faits vérifiables.


A la semaine prochaine !