CFTC Paris | Réunion: six grévistes de la faim devant le conseil général pour réclamer des indemnités
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Réunion: six grévistes de la faim devant le conseil général pour réclamer des indemnités

Réunion: six grévistes de la faim devant le conseil général pour réclamer des indemnités

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION, 11 janvier 2012 (AFP) – Six personnes, dont le secrétaire général de la CFTC-Réunion, Paul Junot, ont poursuivi mercredi une grève de la faim devant les grilles du conseil général à Saint-Denis, pour réclamer le paiement des indemnités à des travailleurs sociaux licenciés en 2009 suite à la liquidation de leur association.

Installés depuis plus d’un mois sous une tente de fortune devant le siège du conseil général, a constaté un correspondant de l’AFP, deux d’entre eux, dont M. Junot, ont entamé une grève de la faim il y a trois semaines, rejoint au fil des jours par quatre autres manifestants dont le dernier, l’écrivain réunionnais Jules Bénard, a cessé de s’alimenter depuis samedi dernier.

Les grévistes réclament de la présidente du conseil général, Nassimah Dindar (DVD), la signature d’un accord permettant de débloquer le versement d’indemnités de licenciement à des ex-salariés de l’association Arast (Association régionale d’accompagnement social territorialisé).

Cette association, qui employait 1.200 travailleurs sociaux pour le compte du conseil général (principalement pour l’aide à domicile des personnes âgées et handicapées) a été liquidée en novembre 2009 par le tribunal de commerce, suite à un déficit de l’ordre de 1,5 million d’euro par an. “C’est le plus grand naufrage social qu’a connu la Réunion”, déplore M. Junot qui en fait porter la responsabilité au conseil général.

Depuis, des jugements contradictoires ont été rendus par les prud’hommes saisis d’un millier de recours, condamnant les AGS (une caisse chargée de garantir les salaires, ndlr) ou le conseil général à payer les indemnités à près d’un millier de ex-salariés. Environ 300 sont toujours dans l’attente d’un jugement, selon M. Junot.

“En métropole les déboires de Sea-France font la une des médias. Ici, 1.200 personnes sont jetées à la rue dans l’indifférence générale ” s’insurge Patrick Fary, militant de la Ligue des droits de l’Homme.