CFTC Paris | Ruiné à crédit !
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Ruiné à crédit !

Ruiné à crédit !


Chronique de J. THOUVENEL du 22.11.2011 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Certains d’entre vous ont du entendre parler de la crise qui toucherait nos économies et plus précisément d’un léger problème d’endettement qui sévirait en Europe.

 

Des territoires helléniques, le vent nous apporte d’étranges complaintes. Peu d’impôt tueraient l’euro.

 

D’outre Pyrénées, remontent les gémissements de ceux qui, croyant investir dans l’avenir, ont pris des risques insensés pour acquérir un logement. « Ombre, tu n’as pas d’apport ? Fais-nous confiance et nous te mènerons à bon port ! Une bouchée de tes mensualités tu feras, car ton salaire croîtra et embellira. Ce n’est ni avec ton sang, ni pour l’éternité que tu signes cet engagement, c’est juste avec ton argent et pour quelques dizaines d’années. »

 

Et nos amis ibères, emportés par la grande vague ultralibérale, de signer, signer, signer, pour se loger.

 

Aujourd’hui, beaucoup ont du revendre leur propriété, bien en dessous du prix d’achat, et retourner chez leurs parents pour ne pas être à la rue, tout en continuant de régler les traites d’un bien qui ne leur appartient plus.

 

Tout le monde a compris que l’on ne peut vivre au-dessus de ses moyens, Etat comme particulier. Qu’emprunter peut être utile, voire nécessaire, mais de façon raisonnable. Et que pour tout emprunt, il faut évaluer ses possibilités de remboursement sur la durée.

 

Que les mirifiques propositions du type « taux de remboursement bas les deux premières années puis indexé, au choix, sur le cours du Franc Suisse, de la fève de cacao,  ou celui de la Boulette d’Avesnes vendue au quintal le mercredi matin sur le marché d’Avesnes sur Helpe » était des attrapes nigauds pour gestionnaires de collectivités locales.

 

Alors comment expliquer que dans un grand quotidien parisien, puisse se trouver de pleines pages de publicité rédigées ainsi « Devenez propriétaires ! Votre apport personnel offert ! » Offert en gros, gras, bien visible, le tout sur fond de photo d’une luxueuse résidence.

 

Sur la page d’à côté, une banque propose un crédit immobilier avec le slogan suivant : « les moins de 36 ans peuvent emprunter même sans apport », un papillon butinant une clé, agrémentant le tout.

 

Visiblement, la chasse aux papillons est ouverte, ou serait-ce celle aux pigeons à qui on veut faire croire qu’avec rien, je pourrais tout avoir !

Joli papillon éphémère comme risque d’être le bonheur de ceux qui sensibles à ces campagnes de propagandes immobilières, s’engageront financièrement sans en avoir véritablement les moyens.

 

Heureuse Radio Notre Dame qui peut, grâce à vos dons, refuser de diffuser n’importe quelle annonce publicitaire.

 

A la semaine prochaine.